Le grand incendie de 1788

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Le château de Tourbillon que l’on connait tous est bien différent de celui qui coiffait, à l’époque, la colline du même nom! L’illustrateur d’ « A l’ombre des collines » a fait un magnifique travail, en utilisant un peu de son imagination, pour redonner à la forteresse son allure d’antan. Il n’existe en effet que très peu de gravures nous montrant Tourbillon en pleine gloire.

Notre Tourbillon à nous est en ruines depuis si longtemps que l’on en oublie parfois que ses murs ont abrité de tonitruantes décisions et ont vu se dérouler de terribles conflits. Construit à la fin du 13ème siècle sur la très stratégique colline, il fut d’abord la résidence principale de l’évêque avant de devenir le quartier général de la cour durant l’été uniquement. Le palais épiscopal était impressionnant et confortable tandis que la chapelle Saint-Georges, encore en état de nos jours, ravissait ses visiteurs par son élégance simple et sa fresque de Saint-Georges domptant le dragon.
On y trouvait également un bâtiment destiné à la garnison ainsi que les jardins situés sur le balcon naturel, à l’arrière de la forteresse, où, aujourd’hui encore, on peut se promener librement.

Comment ce château est-il arrivé à l’état de ruines me dites-vous? Eh ben franchement, c’est la faute à pas de bol…

Le 24 mai 1788 était un jour de foehn en Valais et, selon les récits, une ménagère admirait distraitement une procession matrimoniale dans le quartier de Pratifori tout en cuisinant lorsque le feu se propagea dans sa maison. Le temps étant sec et venteux, typique d’un jour de foehn, l’incendie devint rapidement incontrôlable, embrasant une bonne partie de la ville. Les cendres, portées par le souffle chaud de ce vent que nous connaissons bien, volèrent jusqu’à Tourbillon, sonnant le glas de la forteresse. Certains habitants rapportèrent que ces cendres se propagèrent jusque dans la région de Sierre tant le vent était fort.

Malheureusement, Tourbillon ne fut jamais reconstruit et ses pierres furent abonnées aux pillages, si fréquents à l’époque lorsqu’un bâtiment était vacant. Cependant, malgré son côté fantomatique, le château d’aujourd’hui n’a rien perdu de sa splendeur et la pente abrupte qui y mène réserve toujours un joli cadeau à quiconque s’y aventure!

Pour les précommandes d’ « A l’ombre des collines », c’est par ici :
https://audreymoulin.com/pre-commander-a-lombre-des-collin…/

« Au cœur des Alpes, telle une peinture sur le ciel du pays du Valais, se dessinent deux collines. Symbole de pouvoir divin et terrestre, elles trônent sur la vallée, élégantes, presque arrogantes, rappelant au peuple de Sion sa place dans l’ordre des choses. »

 

IllustrationAUdreyMoulin4 (1)

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