California Dreamin’ : Chroniques de San Diego, épisode II

 

palmier coronado

En 2016, je réalise le « California dream ». C’est à San Diego que nous avons posé nos valises jusqu’à la fin de l’année. Et on est plein dans le cliché. Entendez par là que l’hiver se déchaine à coup de vingt degrés et de tempêtes de soleil, que le ciel bleu n’a pour limite que l’océan bordé par des plages où règne une ambiance « So USA » et que les rues sont peuplées de gens en short peu importe la période de l’année. On les critique souvent les clichés, ça m’arrive des fois. Mais là, le cliché, il est plutôt cool.

Je pourrais vous parler de cette douceur de vivre propre à la Californie, de cette impression de liberté et de possibilités sans limites. Mais ce serait vraiiiiment trop cliché. A la place, aujourd’hui, je vais vous parler de la folle criminelle de l’appart’ d’à côté.

« Mais qu’est-ce qu’elle raconte machine ? » Mentez pas, je suis sûre que c’est ce que vous pensez

 

San Diego, c’est encore comme à la télé :

Dans la chronique précédente, je vous disais qu’avec notre Vieux Gros Tout Nu de l’immeuble d’en face on avait l’impression de vivre dans un épisode de Friends (si vous l’avez manqué, c’est par là: California Dreamin’ I). Et bien cette fois, c’est dans « Blue Bloods », « Chicago PD » ou « New York 911 » qu’on s’est retrouvés un mercredi soir d’il y a quelques semaines.

Ironie du sort, aux alentours de 22 heures, j’étais étalée sur le canapé, mon PC sur les genoux, et je regardais le dernier épisode de « Chicago PD » (il s’agit donc d’une série policière où ça tabasse pas mal). Mon cher et tendre, à l’autre bout du sofa, jouait à GTA V (jeu vidéo où ça canarde bien méchamment). Tout à coup, comme dans le film « Last Action Hero » avec Arnold Schwarzenegger pour ceux qui se souviennent, la fiction est devenue réalité.

Les prémisses des évènements s’étaient déroulés quelques minutes plus tôt, avec un « toc toc » sur la porte des voisins. Comme les murs sont en papier mâché, on n’était pas tout à fait sûrs qu’il ne s’agisse pas de notre porte à nous. L’homme de la maison, trouvant ça bizarre, est allé voir par le judas et a aperçu trois officiers de police en uniforme. Suspicieux, il a ouvert et l’un des flics lui a demandé si : « c’était chez nous ». Pas très clair comme question. Secouant la tête pour signifier au flic que ce n’était pas le cas, il a refermé la porte.

Croyant à une erreur, nous avons donc repris nos activités respectives et, tout à coup, des hurlements de femme en furie ont résonné sur tout l’étage. Elle criait si fort que je l’ai entendue avec le bruit de ma série qui flingue à fond dans mes écouteurs et le celui de la Playstation de mon chéri.  La stupeur nous a immédiatement envahis et ma première réaction a été de demander :

  • Est-ce que les flics sont toujours là ou est-ce que quelqu’un se fait agresser ?

Sans un mot de plus, nous avons sprinté dans le couloir, jusqu’à la porte d’entrée, et nous avons immédiatement entendu la voix d’un officier de police demandant à cette dame quelque peu dérangée de :

  • Calm down Mam’.

Mais elle était clairement pas de cet avis, la folle d’à côté. Et elle se laissait pas faire. Comme une immense imbécile, elle a résisté à l’arrestation, forçant les policiers à la mettre à terre pour la maitriser. Des années de séries policières américaines m’ont bien appris une chose, résister ou pire, courir pour se tirer, ce n’est pas la meilleure décision dans une telle situation. L’hystérique avait dû louper quelques épisodes parce que dans son monde à elle, hululer telle une chouette sous ecstasy était la bonne solution à son léger problème. Son copain était présent aussi. Tout ce qu’il a trouvé à dire aux flics c’est :

  • Vous avez pas le droit de venir l’arrêter comme ça.

LA phrase du gros con qui se prend pour un avocat. Désolé machin, on a dit que c’était un épisode de « Chicago PD », pas d’« Ally McBeal », ta plaidoirie tu la feras plus tard. Les flics, pas fous, ont bien sûr filmé toute l’opération, pour éviter qu’on leur colle je ne sais quoi sur le dos.

Au bout de dix longues minutes de hurlements, la dame s’est finalement calmée et a accepté de partir avec les agents. Nous, totalement épatés parce qu’il venait de se passer, avons immédiatement spéculé sur les causes de ce cirque nocturne. On a pensé à une histoire de vol ou de trafic quelconque, vu le niveau de bizarrerie que nous avions déjà remarqué chez nos chers voisins.

Madame est revenue un ou deux jours plus tard, on n’en sait malheureusement pas plus. Ce qui est sûr, c’est qu’on est loin, très loin de la rue du Bourg à Martigny et que, bien que tous les deux rodés par de nombreux voyages à travers le monde (ouais, on est des oufs de globetrotters), les villes américaines, peuplées de fous à lier en tous genres, n’ont pas fini de nous surprendre.

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