Valais 1815, vraiment?

VS Ch

 

Le Valais a rejoint la Confédération Helvétique en 1815, c’est bien connu. Ce que l’on sait moins, c’est que l’histoire entre notre joli canton et ses voisins Confédérés débuta des siècles auparavant, alors que les Suisses se forgeaient leur réputation de guerriers cruellement (au sens propre, si l’on en croit les archives de leurs ennemis) efficaces, repoussant tour à tour les envahisseurs les plus puissants.

L’histoire suisse, elle aussi pas assez bien connue, est ancrée dans l’insatiable désir d’indépendance des premiers Confédérés, lesquels tenaient tête aux Habsbourgs puis aux Savoyards sans rougir de leur supposée infériorité face à ces ténors européens. Au moyen-âge déjà, la raison d’être de la Suisse ne se trouvait pas dans les conquêtes, la recherche du nouveau monde ou encore dans la poigne d’un monarque de droit divin mais plutôt dans la lutte pour la liberté à l’intérieur de ses frontières. Des centaines d’années plus tard, on retrouve toujours cette volonté d’indépendance par rapport à nos voisins, preuve que notre inconscient collectif porte encore les traces des combats passés.

Et le Valais dans tout ça? Eh bien, dans sa quête de liberté, le moins que l’on puisse dire, c’est que le Valais s’est grandement inspiré de ceux qui allaient rapidement devenir ses alliés. Sans pour autant rejoindre la Confédération, Walter Supersaxo signa, juste avant la Bataille de la Planta (1475), un traité d’alliance avec les Bernois et les Soleurois, lesquels apportèrent une cruciale contribution lors de la victoire sur les Savoyards. Comme dans un film hollywoodien, ils arrivèrent à la dernière minute, alors que les Valaisans, en énorme infériorité numérique, tenaient leurs remparts à bout de bras depuis de longues heures et venaient de sortir en trombe de leurs murs dans une ultime charge quasi désespérée. Dévalant le coteau depuis le Sanetsch, les alliés suisses assénèrent le coup de grâce aux Savoyards, lesquels ne tardèrent pas à fuir ventre à terre en direction du lac, abandonnant ainsi enfin leurs terres valaisannes au profit du Prince-Évêque de Sion.

Bien que l’on aime être Valaisans avant d’être Suisses, nous portons en nous les idéaux des Confédérés. On ne les comprend pas toujours, au propre comme au figuré. Pourtant, ceux que l’on appelle « tendrement » les bourbines ou les casques à boulons, même s’ils nous semblent si souvent venir d’une autre planète, sont nos éternels et nos plus solides alliés.

Pour les précommandes de mon roman historique « A l’ombre des collines », se déroulant à Sion au 15ème siècle, c’est par là : A l’ombre des collines

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