Pourquoi l’auto-édition?

Alors que 2014 est sur le pas de la porte, le phénomène de l’auto-édition prend chaque jour plus d’ampleur. Chez les anglo-saxons, bien sûr en avance sur nous, de nombreux auteurs commencent à se faire une place au soleil. Il y a des histoires dignes des contes de fée, comme celle de cette jeune écrivaine américaine devenue millionnaire en publiant ses nouvelles de manières électronique sur Amazon, mais il y a aussi des succès plus modestes, semblant plus réalisables.

Pas question pour le moment d’expliquer en détail le « comment », avec tous les trucs et astuces pour s’en sortir dans le domaine. Concentrons-nous sur le « pourquoi ».

machine rose

Croisade contre l’édition traditionnelle?

Certains auteurs parlent d’une sorte de révolution en marche contre les méchantes et diaboliques mangeuses d’enfants que sont les maisons d’édition traditionnelles. Il est question de s’opposer à elles, de provoquer leur chute même… Tout cela ne me semble pas très productif. De plus, c’est absurde. En effet, l’un des arguments souvent avancés est la mission quasi divine de lutter contre les grandes entreprises internationales, exploitant écrivains et libraires ou assassinant les bébés phoques. Cependant, tout ceci n’a pas beaucoup de sens. La plupart de ces auteurs révoltés ont choisi de publier leur travail sur des plateformes telles qu’Amazon, un entreprise qui est partout, tout le temps, pour le prix le plus bas. Dans le genre symbole du capitalisme et de la consommation, difficile de faire mieux.

Personnellement, j’envisage mon aventure indépendante d’une autre manière. C’est une fantastique opportunité de faire mes premiers pas dans le métier, d’apprendre à trouver ma place au milieu de cet océan d’ouvrages et d’auteurs et, je l’espère, de rencontrer un certain succès de manière non-traditionnelle. Un jour peut-être, un éditeur répondra favorablement à l’une de mes sollicitations ou, encore mieux, viendra frapper à ma porte. En attendant, au lieu d’attendre que l’on me remarque, je trace mon chemin.

Un compromis est-il possible?

Je pense que les deux mondes peuvent collaborer sans se tirer dans les pattes ou se mépriser. Pour y arriver, aux indépendants de produire un travail aussi parfait et professionnel que possible et aux traditionnels de s’ouvrir un peu sur cette nouvelle tendance regorgeant sans aucun doute de nombreux talents. L’édition traditionnelle n’est pas prête, et c’est tant mieux, de disparaître alors que l’auto-publication, aidée heureusement par Amazon, a de beaux jours devant elle. Aux Etats-Unis, il paraîtrait même que la production d’ouvrages indépendants ait dépassé celle des livres traditionnels.

Dans le fond, cette opposition est un classique remake des nombreux clash générationnels que chaque époque doit affronter. Les jeunes rêvent de faire vaciller les convictions des vieux pour imposer la nouvelle tendance. Pourtant, ce qu’il en résulte bien souvent, c’est un sain mélange entre tradition et évolution, pour que l’ouverture nouvelle s’appuie sur l’expérience de l’ancien.

Souhaitons donc que 2014 soit marquée par cette collaboration timide et, surtout, qu’elle nous apporte maintes lectures passionnantes, d’où qu’elles viennent.

Bonne année à tous!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s